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01 October 2008, Sake - A family preparing cassava together. FAO Project: EP/RAF/401/GEF - Trans-boundary Agro-Ecosystem Management Programme for the Lower Kagera River Basin, PDF-B. The natural resources of the Kagera river basin, which rises in Burundi and flows through Rwanda, Uganda and Tanzania into Lake Victoria, are facing increasing pressures and degradation as a result of population pressures, the intensification of agricultural and livestock activities and unsustainable land use systems and management practices. The basin’s land and freshwater resource base, its associated biodiversity and thereby human livelihoods and food security are threatened by declining productivity capacity and resource value of the cropland, rangeland and forests and by wetland encroachment. The PDF-B grant aims to improve knowledge and strengthen capacities at local, technical and policy levels for the preparation of an integrated agro-ecosystems and biodiversity management framework, known as the Transboundary Agro-ecosystems Management Programme (TAMP). The full scale project will support the implementation of TAMP with the long-term goal of protecting the integrity of the ecosystems of the lower Kagera Basin and harnessing global environmental benefits through ensuring the productive and sustainable use of the biodiversity resources and agricultural ecosystems. The TAMP will mobilise the adoption of productive and sustainable land management and livelihood strategies of local populations in range, agro-pastoral and arable lands. An integrated ecosystem management approach across the transboundary river basin will help combat degradation, rehabilitate degraded lands and achieve local and global environmental benefits in terms of biodiversity conservation, protection of international waters and mitigating the effects of climate change through enhanced carbon sequestration.

Les coopératives peuvent contribuer à la croissance inclusive en Afrique

1er juin 2018, Utrecht, Pays-Bas – Le continent africain peut se targuer d’avoir un énorme potentiel pouvant contribuer à son développement social et économique, avec notamment le secteur agroalimentaire appelé à jouer un rôle important.

«Sans politiques et partenariats qui permettent aux petits agriculteurs – y compris les éleveurs et agriculteurs de subsistance – de participer et de profiter de cette croissance, cette opportunité a toutes les chances de se transformer en risque», a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

«L’intégration est essentielel afin de promouvoir le développement durable sur le continent africain», a-t-il indiqué lors de la troisième Conférence internationale foodFirst, qui cette année s’est penchée sur la meilleure manière de collaborer avec les «agripreneurs» africains.

Soulignant que les agro-industries africaines devraient générer un trillion de dollars sur le marché d’ici 2030, M. José Graziano da Silva a salué les opportunités qui mettaient l’accent sur les risques d’une croissance aussi rapide, en particulier si les transformateurs et les détaillants à grande échelle réussissaient à dominer le processus.

Alors que les agriculteurs familiaux pauvres vivant en milieu rural participent rarement à la chaîne de valeur agroalimentaire, ils jouent pourtant un rôle fondamental sur les marchés locaux en réduisant l’insécurité alimentaire là où elle a tendance à être élevée. «Ces personnes devraient être prises en considération lorsqu’il s’agit de créer des conditions propices afin que les entrepreneurs agricoles se développent et prospèrent en Afrique» a-t-il insisté.

«Parvenir à cet objectif avec efficacité est particulièrement difficile en Afrique car les petits agriculteurs ne sont pas forcément organisés en coopératives ou en d’autres formes d’associations qui vont aider leurs pairs, autre part, à intégrer des chaînes de valeur agroalimentaires modernes», a expliqué le Directeur général lors de son discours prononcé à l’occasion de la Conférence foodFirst.

Les coopératives et les autres associations sont les seuls moyens d’apporter aux agriculteurs familiaux une aide technique, de renforcer leurs capacités et de les faire accéder aux ressources financières et aux dernières technologies. Elles sont également importantes lorsqu’il s’agit de promouvoir une coopération plus étroite entre agriculteurs et institutions de recherche afin d’aider les petits exploitants agricoles à faire entendre leur voix lors de l’élaboration des politiques et de proposer à leur membres des services de vulgarisation et consultatifs.

M. José Graziano da Silva a également appelé à une «urbanisation des zones rurales» afin de fournir une meilleure éducation, une meilleure santé et un meilleur accès à l’électricité et à internet. Les investissements dans les infrastructures, en particulier les routes et les espaces de stockage, aideraient à connecter les producteurs, les transformateurs agroindustriels et les autres segments composant les chaînes de valeur. Cela contribuerait également à renforcer les liens entre les petits centres urbains et leurs zones rurales environnantes. Enfin cela aiderait à créer des emplois pour près de 10 millions de jeunes africains qui font chaque année leur entrée sur le marché du travail, pas seulement dans les secteurs agricoles traditionnels mais aussi dans d’autres activités non-agricoles.

Le partenariat avec la Fondation Rabobank

La FAO a travaillé à renforcer l’intégration des petits exploitants agricoles au sein des chaînes de valeur modernes à travers l’Afrique, notamment dans plusieurs projets de référence organisés en partenariat avec la Fondation Rabobank, une organisation indépendante fondée par Rabobank qui aident les petits exploitants agricoles et les coopératives des pays en développement à devenir économiquement indépendants.

En Tanzanie, les deux partenaires ont aidé des groupes de producteurs de riz et de manioc à innover au niveau de l’eau, du travail, du stockage et des pratiques de crédit, ce qui leur a permis de multiplier par huit leur productivité. Un autre projet conjoint a impliqué une collaboration avec des organismes de microfinance en Ethiopie en vue de générer des emplois chez les jeunes, tandis qu’un autre projet s’est focalisé sur le renforcement des coopératives locales, dont le but est de promouvoir l’agriculture de conservation au Kenya.

M. José Graziano da Silva s’est entretenu avec le Conseil d’administration de Rabobank et avec M. Berry Martin, Vice-président du Conseil. Tous deux ont signé un protocole d’accord visant à renouveler et à renforcer ce partenariat qui a débuté en 2013.

L’accord couvre plusieurs nouveaux projets. L’un est axé sur l’utilisation de la microfinance pour encourager l’entreprenariat chez les jeunes dans l’horticulture, l’apiculture et l’élevage de petit bétail en Tanzanie. Un autre cherchera à développer un projet pilote dont l’objectif est de relier les organisations de petits producteurs de la région Oromia, en Ethiopie, aux fournisseurs de crédits. Un troisième projet aura pour mission d’exploiter au mieux l’expertise de Rabobank pour développer une série de produits financiers qui répondront aux besoins des jeunes entrepreneurs ruraux en Ouganda.

Les deux partenaires uniront également leurs forces pour développer une plateforme d’apprentissage et soutenir l’utilisation de données pour parvenir à une finance et à une alimentation inclusives et pour trouver des moyens de rendre la technologie informatique utile aux petits exploitants agricoles et aux institutions qui les prêtent.

Parmi les autres domaines possibles de collaboration entre la FAO et Rabobank figurent le travail sur la réduction des pertes après-récolte au niveau des chaînes d’approvisionnement des graines en Afrique, le soutien aux investissements en faveur d’une alimentation économique en énergie, en faveur d’une agroforesterie durable basée sur le cacao en Afrique de l’Ouest et de l’expansion de la «Grande muraille verte» en Afrique.

«Une approche intégrée qui met l’accent sur le développement rural devient encore plus essentielle pour l’urbanisation de l’Afrique, car il sera de plus en plus nécessaire de gérer durablement les ressources naturelles et de promouvoir des régimes alimentaires sains, alors que les gens se déplacent vers les villes, où les aliments transformés et prêts à manger sont plus communs», a souligné M. José Graziano da Silva.

Gérer le développement de l’Afrique «ne sera pas seulement une affaire matérielle, il s’agira aussi des aspects immatériels d’un système alimentaire», a-t-il précisé.

FAO AFRIQUE

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