Home / Actualités économiques / Les acteurs économiques soulignent l’importance de disposer de données de qualité pour l’Afrique du Nord

Les acteurs économiques soulignent l’importance de disposer de données de qualité pour l’Afrique du Nord

Le Bureau de la CEA en Afrique du Nord, en partenariat avec le Ministère du Développement de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI) et l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), a procédé, mardi 30 octobre à Tunis, au lancement des travaux de la 33ème session du Comité Intergouvernemental d’Experts du Bureau sous le thème : la « Révolution des données en Afrique du Nord : mettre les données au service de la transformation structurelle ».

Cette rencontre intervient dans le cadre d’un contexte économique complexe, marqué par un protectionnisme grandissant. En Afrique du Nord, bien que la région ait connu un taux de croissance de 4,8% en 2017 et des progrès sociaux indéniables, elle continue à faire face à des défis majeurs tels qu’un taux de chômage relativement élevé et des inégalités dans la répartition des bénéfices de la croissance, au sein même des pays.

Pendant une semaine, quelques 150 participants, dont des représentants des pays membres du Bureau de la CEA en Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Lybie, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie), mais aussi du Secrétariat Général de l’UMA, du secteur privé, de la société civile, du milieu universitaire nord-africain ainsi que le Système des Nations Unies et les partenaires pour le développement se pencheront sur ces différentes problématiques, proposeront des orientations et guideront le travail du Bureau.

« La situation des pays d’Afrique du Nord et celle du continent africain appelle des solutions nouvelles à des problèmes de plus en plus complexes », a déclaré Mme Lilia Hachem Naas, Directrice du Bureau de la CEA en Afrique du Nord.

Selon M. Zied Ladhari, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale de la Tunisie, « Il faut pouvoir mesurer avec la plus grande précision les phénomènes qui nous entourent de manière à pouvoir appréhender leur existence, les gérer et les maîtriser ». M. Ladhari a également annoncé que son pays travaille actuellement sur un projet de loi sur les procédures d’exploitation et de diffusion des données.

« Comment utiliser les données de manière à se doter de politiques gouvernementales mieux ciblées et nous assurer que nous œuvrons vraiment au développement du continent ? », s’est interrogée Mme Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la CEA dans une allocution vidéo à l’intention des participants. Depuis quelques années, la question des données est devenue une priorité. Nous espérons que les débats des prochains jours aideront à vulgariser davantage l’utilisation des données en Afrique du Nord, y compris le Big Data pour trouver des solutions appropriées aux problèmes de la région, a-t-elle indiqué.

Au cours des prochain jours, les participants aborderont différentes thématiques dont l’amélioration des systèmes statistiques, le rôle des nouvelles technologies dans la collecte, l’analyse et le partage des informations, les statistiques de l’emploi en Afrique du Nord et les modalités d’utilisation des données statistiques au profit du suivi et de la mise en œuvre des ODD et de l’Agenda 2063.

« A l’ère des technologies de l’information et de la communication, disposer de données fiables et de qualité constitue un élément majeur pour orienter ces différents objectifs et politiques », a confirmé pour sa part M. Taïeb Baccouche, Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA)

« Nous espérons que cette réunion aidera à l’identification des problèmes communs auxquels sont confrontés les pays et à proposer des plans d’action applicables dans le contexte de la sous-région », a souligné pour sa part M. Samir Majoul, Président de l’UTICA qui a proposé que la CEA organise une session spéciale dans l’objectif de réfléchir aux moyens de renforcer l’économie formelle en la libérant de toutes les contraintes qui freinent son développement.

Au cours des prochains jours, les participants auront également l’occasion de mettre le point sur les avancées effectuées vers la concrétisation des ODD au Maghreb (Algérie, Maroc, Mauritanie et Tunisie), de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECA). Ils exploreront aussi des thématiques telles que l’économie bleue ou l’intégration de la migration dans les politiques nationales du développement en Afrique du Nord.

NATIONS UNIES

Check Also

Une hausse de l’inflation mondiale pourrait peser sur les économies en développement et émergentes

Selon une étude approfondie, les forces mondiales sont en grande partie responsables du recul de …

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *