Home / Actualités sur l'investissement / Tunisie:«Identifier ensemble les potentialités de partenariat»
[La Presse] Nous avons l'ambition de faire de ce forum un lieu de rencontre des opérateurs privés tunisiens et africains. Par le biais de cet événement économique, nous voudrions que plusieurs opérateurs privés fassent connaissance, qu'ils échangent leurs expériences et identifient ensemble les potentialités de partenariats. Bien sûr, le secteur public institutionnel est invité, tout d'abord, pour présenter sa stratégie en

Tunisie:«Identifier ensemble les potentialités de partenariat»

Par Marwa Saidi

Nous avons l’ambition de faire de ce forum un lieu de rencontre des opérateurs privés tunisiens et africains. Par le biais de cet événement économique, nous voudrions que plusieurs opérateurs privés fassent connaissance, qu’ils échangent leurs expériences et identifient ensemble les potentialités de partenariats. Bien sûr, le secteur public institutionnel est invité, tout d’abord, pour présenter sa stratégie en matière d’accompagnement à ces opérateurs privés, qui permettra une amélioration du climat des affaires. Et puis, il devrait être présent pour écouter les doléances des divers protagonistes du secteur privé national, mais également international.

De surcroît, les institutions officielles sont appelées à identifier les exigences des investisseurs privés et, par conséquent, pouvoir élaborer les stratégies nationales en fonction des besoins décelés. A vrai dire, ce forum est différent de tout ce qui a été fait en Tunisie. Il est également différent de Tunisia 2020. L’objectif du Forum d’investissement Tunisia 2020 était principalement de lever des fonds de financement des projets inscrits dans le plan de développement 2016-2020, élaboré par le gouvernement. Le Forum économique Africain ne présente pas de projets. Il n’ambitionne pas, non plus, de mobiliser des fonds et des ressources pour des projets publics. Il sera un lieu d’échange, de discussion et de rencontre B2B en tête-à-tête, entre les opérateurs privés.

Outre les institutions officielles, le gouvernement a fait appel à des experts, ainsi qu’à des hommes d’affaires pour faire partie du comité d’organisation du forum, dont vous êtes le président. Quels sont, alors, les critères de choix des membres du comité?

L’objectif était d’organiser un Forum «Business oriented» (orienté business) et donc, naturellement, le gouvernement a eu recours à l’association du secteur privé. Nous sommes dans une logique de Partenariat public-privé PPP.

Des institutions nationales qui accompagnent l’effort de développement à l’international, à l’instar de l’instance d’investissement, du Cepex, Tunisair, ainsi que des organisations patronales, comme l’Utica, la Conect, l’Utap et le Synagri, ont été toutes invités à participer au comité d’organisation. Des opérateurs qui agissent en Afrique, et ce, dans différents domaines du secteur des services, à savoir le bâtiment, l’enseignement, la santé, les TIC et le domaine de l’exportation des biens, ont été également invités pour être représentés au sein du comité d’organisation.

N’omettons pas le domaine de la logistique qui était présent à travers les sociétés nationales Tunisair et la CTN, ainsi que des sociétés de commerce international. J’espère que personne n’a été oublié et si c’était le cas pour certains, nous souhaiterions que les prochaines éditions seront une occasion pour nous rattraper et améliorer notre performance, notamment en matière d’organisation.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les investisseurs tunisiens pour « conquérir » le marché africain?

Je n’aime pas le terme « conquérir ». Je préfère plutôt l’expression « organiser des partenariats ». C’est une culture, dont nous devons tous, nous imprégner. Pour longtemps, notre marché était considéré par des opérateurs comme une chasse-gardée. Et nous en avons souffert, pendant longtemps. Quant aux difficultés, elles s’articulent principalement autour de trois grands axes. A savoir l’absence d’un nombre suffisant de conventions de non-double imposition entre la Tunisie et les différents pays africains. C’est vrai qu’il y en a, mais ce n’est pas assez. Nous souhaiterions une couverture totale de l’Afrique, quant aux conventions de non-double imposition.

Ensuite, il y a difficulté d’accès. Nous avons des difficultés à recevoir des étudiants africains, en Tunisie. Elles s’illustrent principalement par des difficultés d’octroi de visas. Ainsi, nous souhaiterions la levée du visa pour un bon nombre de ressortissants africains. Si l’on veut aller vers l’Afrique, il faut qu’on leur permette de venir ici en Tunisie et de les accueillir avec hospitalité.

Finalement, la troisième difficulté est d’ordre logistique. Notre compagnie aérienne ne dessert pas suffisamment l’Afrique. Actuellement, il y a des efforts dans ce sens, mais nous souhaiterions que cela se développe à un rythme plus soutenu. C’est pareil, pour les lignes maritimes. En substance, ces trois difficultés représentent les principales demandes des investisseurs tunisiens. Pour le reste, ils s’en occupent.

Check Also

Pacte avec l’Afrique : engager des réformes pour attirer davantage d’investisseurs privés sur le continent

Soumis par Omowunmi Ladipo Le G20, le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds monétaire …

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *