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[Fratmat.info] Arguant que le Bureau s'inscrit, plus que jamais dans la révolution numérique, la Dg, s'est voulue optimiste quant à engranger des dividendes avec les médias et les Tic.

Cote d’Ivoire:Management du BURIDA/Irène Vieira (Dg) – « Notre objectif, c’est de garder le Burida hors du champ politique… »

Par Remi COULIBALY

Arguant que le Bureau s’inscrit, plus que jamais dans la révolution numérique, la Dg, s’est voulue optimiste quant à engranger des dividendes avec les médias et les Tic.

L’institution, sous toutes ses coutures, le droit d’auteur dans toute son acception, le climat apaisé qui règne au sein de la faîtière des créateurs ont été sondés, hier, de fond-en-comble.

Entretenant les rédactions du groupe Fraternité Matin, le jeudi 26 avril, autour du thème « Droit d’auteur, droits voisins et gestion collective : levier de développement pour la Côte d’Ivoire », à la tribune périodique de « L’invité des rédactions », Irène Vieira, Dg du Burida, a explicité la problématique au menu et a abordé toutes les questions, sans tabous, relatives au management par elle imprimé au sein de la « Maison des créateurs ». Et ce, sous le regard bienveillant de son Conseil d’administration avec à sa tête son Pca, Sylvain Séri. Le tout piloté par Amédée Assi, Rédacteur en chef central du groupe, qui s’est adressé à ses hôtes au nom du Directeur général, Venance Konan, en mission.

« Les mécanismes de la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins ; Les actions sociales et culturelles au bénéfice des artistes ; Les défis et perspectives », étant les items défrichés pour en savoir plus sur ce domaine du droit de la propriété intellectuelle dont « L’invité des rédactions » de ce 26 avril, coïncidait avec la célébration de Journée mondiale édicté par les Nations-Unies via l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi).

Comment le Burida s’organise-t-il pour remplir efficacement sa mission inscrite dans la thématique, relève de nombreux défis, dont le plus visible est l’apaisement de l’environnement de travail (pour dire les choses simplement, en citant Irène Vieira « l’on n’entend plus de palabres », telle est le fil d’Ariane qui a guidé les débats.

A juste titre, répondant à la préoccupation exprimée quant à la paix sociale observée depuis quelques années au sein du Burida, naguère foyer de tensions à répétitions et aux supposées guéguerres sur fond de clivages politiques et/ou idéologiques, Irène Vieira a répondu sans ambages : « L’un de nos premiers objectifs, c’est de garder le Burida hors des chapelles politiques et même du champ politique, mais, a contrario, de défendre la culture… ». Cette posture faisant écho de la récente mission d’information et de sensibilisation menée à Paris (France) en compagnie du Pca, à l’invitation du Mouvement des artistes ivoiriens résidant en Europe (Modaire) et présidé par le leader du groupe Les Surchoc, Dekiss. Ainsi, confie la Dg, toutes les têtes fortes des arts et de la culture de la diaspora ont été rencontrés, les écueils divers aplanis, et les perspectives d’une prise en compte de leur desideratas effectifs. Au nombre des artistes avec la « paix des braves » a été scellée, figurent Gadji Céli, l’ex-Pca du Burida, Billy Billy qui avait eu maille à partir avec l’institution, Toussaint Baroan, éphémère Dg d’avant crise post-électorale, Meiway, Tchino Rems, John Jongoss…

Ainsi, au nombre des acquis, Irène Vieira a indiqué que les sociétaires du Burida expatriés qui ne sont sociétaires d’institutions gestion collective de droit d’auteur partenaires, à l’instar de la Société d’auteurs-compositeurs et éditeurs de musique (Sacem/France), pourront, sous peu, être intégrés à un système de déclaration depuis l’Europe de leurs œuvres, donc de bénéficier de la perception et de la répartition de leurs droits. Le tout via un mécanisme de paiement électronique par virement bancaire.

Artistes, l’assurance-maladie vous attend !

Mieux, les quelques 8523 artistes sociétaires comprenant aussi bien ceux de la diaspora que ceux sur place en Côte d’Ivoire, au titre de la sécurité sociale, même si ce n’est la vocation, a tenu à préciser la Dg, du Burida, pourront bénéficier de l’assurance maladie/accident pour une couverture de 80%. Etant entendu qu’ils ne paient que 144 000 FCfa sur 264 000 FCfa annuellement, vu que la police est subventionnée par la tutelle ministérielle et le Burida à hauteur de 60 000 FCfa chacun. Seulement, regrettera Irène Vieira, cette assurance qui couvre aussi les conjoints et 4 enfants mineurs des sociétaires tarde à recevoir l’adhésion de la majorité des sociétaires.

Par ailleurs, le magistrat et experte en droit de la propriété intellectuelle qu’est la Dg du Burida, explicitera, à juste titre le droit d’auteur et ceux qui lui sont connexes, aux journalistes de Fraternité Matin.

Le droit d’auteur, c’est quoi même…

Le principe du droit d’auteur et de droits voisins repose, donc à l’en croire, « sur le fait qu’au titulaire de droit est réservé un monopole d’exploitation de son œuvre. Ainsi, le créateur et le producteur disposent du droit exclusif d’exploiter leurs œuvres ou enregistrements ou d’autoriser un tiers à le faire, et ce durant toute leur vie et 70 ans après leur mort, selon la législation ivoirienne ».

Mais la réalité est que, toujours selon Irène Vieira, à l’exception du producteur, les créateurs ne sont pas des agents économiques. Leur métier n’est pas la vente, ni le marketing, ils ne sont pas non plus des investisseurs, encore moins des hommes d’affaires. Et donc, tout ce système serait inefficace si la gestion collective n’existait pas, car le créateur ne dispose pas matériellement et humainement de moyen de contrôler l’exploitation de ses œuvres par un public disséminé aux quatre coins du monde et parfois plus avisé en matière de négociation commerciale. Les organismes de gestion collective (Ogc) sont des structures mises en place soit par l’Etat, soit par les titulaires de droit pour que ce système du droit d’auteur et des droits voisins puisse effectivement protéger leurs droits. Les Ogc sont donc le lien entre les exploitants (utilisateurs) des œuvres et l’auteur, toute chose qui lui permet de se consacrer à son métier de création. Leur mission essentielle est donc la négociation de licence d’exploitation des œuvres faisant partie de leur répertoire.

Si ça ne suffit pas ?

Toutefois, tiendra à souligner l’experte, « Le droit d’auteur n’est pas fait pour faire décemment et durablement un créateur ». sauf, souligne-t-elle, que le succès soit permanent et au sommet. Etant entendu, à l’en croire, que le plus lucratif c’est d’être sollicité pour des contrats avec des cachets conséquents et autres royalties, sans compter avec les revenus additionnels générés par la publicité et autres produits dérivés.

Arguant que le Bureau s’inscrit, plus que jamais dans la révolution numérique, la Dg, s’est voulue optimiste quant à engranger des dividendes avec les médias et les Tic. « Nous devons encore trouver les moyens de maîtriser la radiodiffusion, ainsi qu’avec l’ouverture de l’espace audiovisuel, des chaînes et bouquets de télévision, parce que les médias audiovisuels sont une forme d’exploitation très importante qui, malheureusement, ne rapportent pas ce qu’ils devraient rapporter en termes de droits au titulaire (… ). Aujourd’hui, pour le Burida, la priorité c’est la maîtrise des exploitations faites dans le domaine du numérique. Vous n’ignorez pas qu’aujourd’hui pour accéder à une œuvre, on n’a pas besoin d’exemplaire physique. On va sur internet, sur des sites, on télécharge et on accède à l’œuvre », a souligné la Directrice. Précisant que « c’est un type d’exploitation que devaient autoriser les titulaires de droits ».

Les questions relatives aux mécanismes de nomination du Directeur général, de la convocation des collèges électoraux et de l’élection du Conseil d’administration, l’application de la loi de la rémunération pour copie privée, des droits de réciprocité et de la respectabilité du Burida au sein des instances internationales ont été abordées sans faux-fuyants, avec des réponses dont l’intégralité qui sera publié dès la semaine prochaine, édifiera plus d’un lecteur.

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