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[Algerie Presse Service] - Le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, a affirmé dimanche "l'activation de toutes les mesures administratives nécessaires pour garantir la garde au niveau des hôpitaux", suite à la décision des médecins résidents d'arrêter le service de garde à compter d'aujourd'hui.

Algérie:Grève des médecins – Activation des mesures administratives pour garantir la garde au niveau des hôpitaux

– Le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, a affirmé dimanche “l’activation de toutes les mesures administratives nécessaires pour garantir la garde au niveau des hôpitaux”, suite à la décision des médecins résidents d’arrêter le service de garde à compter d’aujourd’hui.

Le conseiller chargé de la communication auprès du ministère de la Santé, Salim Belkessam a déclaré à l’APS que le ministère “a pris toutes les mesures administratives nécessaires pour garantir les gardes par les corps concernés”, ajoutant que la tutelle “est déterminée à appliquer le règlement et la loi concernant l’obligation de garantir la sécurité sanitaire du citoyen”.

Lire aussi: Les représentants des résidents déclinent une invitation au dialogue avec le ministère de la Santé

Les services du ministère “veillent à assurer les meilleurs conditions aux citoyens en termes de prise en charge et de sécurité, notamment au niveau des urgences”, a-t-il poursuivi.

Les médecins résidents avaient pris la décision de suspendre le service de garde au niveau des Centres hospitalo-universitaire (CHU) à partir de dimanche, une décision visant à durcir leur mouvement de débrayage qui perdure depuis six mois, et ce à l’issue du sit-in organisé, mardi dernier, à la place de l’Emir Abdelkader (Alger) et au niveau du CHU Mustapha Pacha pour exprimer leur rejet du projet de loi sur la santé, soumis actuellement à l’Assemblée populaire nationale (APN), notamment dans son volet relatif au service civil.

Pour rattraper la situation, le ministère de la Santé a appelé dimanche dans un communique, les représentants des médecins résidents “à tenir une séance de travail au siège du ministère sous la présidence du ministre, Mokhtar Hasbellaoui avec la participation de cadres supérieurs des secteurs de la Santé et de l’Enseignement supérieur”, mais ces derniers “ont malheureusement décliné cette invitation”.

“Les médecins n’ont pas informé le ministère sur les motifs du refus de l’invitation”, a indiqué M. Salim Belkessam, ajoutant que les “portes du dialogue demeurent ouvertes”.

Dans un communiqué publié sur son site électronique, le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), a expliqué son refus de participer à une séance de travail du fait qu’il exigeait “une invitation officielle de la part du ministère avec ordre du jour et liste des présents”, ajoutant qu’il refusait de “recevoir un invitation à travers un appel téléphonique de l’inspecteur général de la santé”.

Les revendications des médecins résidents portent essentiellement sur l’annulation du caractère obligatoire du service civil, maintenu dans le projet de loi sur la santé présenté devant la chambre basse du parlement, d’où la décision de suspendre les gardes.

Lire aussi: Le fonctionnement des CHU de la capitale impacté par la grève des médecins résidents

Le ministère de la Santé avait affirmé, jeudi, dans une instruction destinée aux directeurs de la santé et aux directeurs généraux des hôpitaux et des centres hospitaliers, que “l’établissement hospitalier est obligé d’assurer la continuité du service public et des soins notamment au niveau des services d’urgences”.

Le ministère a indiqué dans son instruction que “le service minimum est obligatoire selon l’article 38 de la loi N 02-90 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève”, obligeant, ainsi les “chefs de services d’élaborer des tableaux de permanence hebdomadaire en signalant toute difficulté enregistrée à cet égard.

Il est à rappeler que les revendications des médecins résidents, en grève depuis 6 mois, portent essentiellement sur l’annulation du caractère obligatoire du service civil, le droit à la dispense du service national, l’amélioration des conditions professionnelles et pédagogiques et le droit aux œuvres sociales.

Le ministère de la Santé avait reçu les représentants du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) plus de 12 fois, dont la dernière rencontre tenue le 16 avril n’a pas donné de résultats, les médecins ayant rejeté les solutions proposées par la tutelle, à savoir la révision de la durée du service civil selon la région et non son annulation.

Le corps a rejeté également la prime d’incitation fixée entre 20.000 et 60.000 en fonction des régions, insistant sur la poursuite du mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

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