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[Algerie Presse Service] ALGER- L'Algérie célèbre cette année le 1er Mai, fête internationale du travail, dans un contexte marqué par la mobilisation autour de l'impératif d'accélérer, dans un esprit de cohésion et de solidarité, la relance de l'économie nationale, à travers sa diversification, notamment dans les secteurs industriel et agricole, tout en préservant les acquis sociaux.

Algérie:Fête du travail – Mobilisation pour la relance de l’économie nationale dans la cohésion et la solidarité

ALGER- L’Algérie célèbre cette année le 1er Mai, fête internationale du travail, dans un contexte marqué par la mobilisation autour de l’impératif d’accélérer, dans un esprit de cohésion et de solidarité, la relance de l’économie nationale, à travers sa diversification, notamment dans les secteurs industriel et agricole, tout en préservant les acquis sociaux.

La célébration du 1er Mai est, dans le même temps, marquée par une volonté de “consacrer les libertés syndicales” tout en veillant à l’application de la législation du travail.

Au plan économique, les pouvoirs publics assignent à la diversification, adossée à des réformes structurelles, l’objectif de sortir définitivement l’économie nationale de la dépendance aux hydrocarbures, dont la baisse des cours soumet, depuis fin 2013, les équilibres financiers du pays à des tensions.

L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a annoncé qu’elle célébrera le 1er Mai, à travers tout le territoire national, sous les mots d’ordre de “la souveraineté économique et la promotion de la production nationale”.

“Conscients de cet enjeu, les travailleuses et les travailleurs sont mobilisés et solidaires pour porter la promotion de l’industrie nationale, moteur de la production nationale, facteur de création d’emplois et d’amélioration du pouvoir d’achat”, assure la centrale syndicale, affirmant qu’elle demeure “fidèle aux valeurs républicaines et à celle du mouvement syndical”.

La Direction nationale de l’UGTA a appelé, dans ce cadre, tous les travailleurs et travailleuses à “se mobiliser” pour “la sauvegarde de notre souveraineté économique chèrement acquise”.

En 2014, les partenaires de la Tripartite, gouvernement, UGTA et patronat avaient signé le Pacte national économique et social de croissance avec comme objectifs, notamment, l’accélération du processus des réformes économiques, le développement industriel, l’amélioration du climat des affaires, la protection sociale et l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens.

Dans un message à l’occasion de la commémoration le 24 février de l’anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé les travailleurs à une “mobilisation résolue”, affirmant que “l’Algérie dispose des ressources suffisantes pour opérer une accélération décisive de son développement et réaliser son insertion active dans l’économie mondiale”.

Le chef de l’Etat a appelé à hisser l’économie aux standards mondiaux de compétitivité, “tout en restant fidèles à notre doctrine en matière de politique sociale et de solidarité nationale”.

Dans le cadre de la solidarité nationale, une enveloppe budgétaire de 1.760 milliards DA sera allouée aux transferts sociaux durant l’exercice 2018, en hausse de près de 8% par rapport à 2017, principalement consacrée au soutien aux familles en matière de logement et de santé.

Lire aussi: L’UGTA consacrera le 1er mai au thème de “la souveraineté économique et la promotion de la production nationale”

D’un autre côté, le 1er Mai est célébré alors que l’action syndicale connait un pluralisme et un dynamisme notables illustrés par l’existence de nombreuses organisations syndicales de travailleurs. Cette action syndicale appelle, cependant, estime le ministère du Travail, un encadrement légal pour éviter les dépassements qui pénalisent, en premier, les citoyens.

Un projet de code du travail a été élaboré pour “renforcer les droits des travailleurs et consacrer les libertés syndicales, tel que stipulé par la Constitution”. Le nouveau projet, qui comprend 670 articles, met l’accent sur “le consensus entre les différentes parties, y compris les partenaires sociaux, et ce, dans le cadre de la démarche du dialogue social”.

Pour les pouvoirs publics, “la plupart des conflits enregistrés sont dus à la non maîtrise de la loi”, d’où la nécessité d’organiser des sessions de formation au profit des gérants d’entreprises et des représentants des syndicats sur les méthodes de gestion des conflits et leur règlement avant le recours à la grève.

Pour mettre en place des garde-fous à un activisme syndical pas toujours respectueux de la loi et émanant, dans certains cas, de “groupes n’ayant pas de représentativité légale”, note le ministère du Travail, il a été demandé à 65 syndicats de travailleurs de transmettre avant le 31 mars dernier les éléments permettant d’apprécier leur représentativité.

Selon la même source, “35 syndicats sur 65 inscrits au niveau du ministère du Travail n’ont transmis aucune information sur les éléments permettant d’apprécier leur représentativité, notamment à travers la présentation d’une liste nominale complète des adhérents, les montants des cotisations et leurs numéros d’affiliation à la sécurité sociale”.

Le ministre du Travail, Mourad Zemali, a indiqué que les syndicats qui n’ont pas encore confirmé leur représentativité, conformément à la loi, “n’ont pas le droit de présenter une plate-forme de revendications ou de participer aux négociations ou d’appeler à la grève”.

De leur côté, des experts et des syndicats, dits “autonomes”, appellent à la révision de la loi sur les modalités d’exercice du droit syndical, estimant que la mobilisation syndicale en Algérie demeure “faible”.

Ils relèvent que la loi fixant les modalités d’exercice du droit syndical, promulguée en 1990, stipule dans son article 35 que “sont considérées représentatives au sein d’un même organisme employeur, les organisations syndicales de travailleurs regroupant au moins 20% de l’effectif total des travailleurs salariés”.

Selon ces experts et syndicalistes, le taux de 20 % est “très élevé” et ne favoriserait pas la représentativité syndicale.

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