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La prospérité de l’Afrique repose sur la confiance des citoyens dans leurs institutions

Kigali 28 avril (CEA et OGP) – En collaboration avec le Partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) organise une table ronde pour discuter de la manière dont la lutte contre la corruption et l’ouverture des gouvernements peuvent transformer les administrations et renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions.

La table ronde de haut niveau est organisée dimanche 29 avril à Kigali, sur le thème du renforcement de la confiance des citoyens grâce à la lutte contre la corruption et la transparence gouvernementale. Elle a lieu en marge du weekend Mo Ibrahim 2018 sur la gouvernance.

La Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, souligne que le renforcement de la confiance des citoyens dans leurs institutions et la lutte contre la corruption dans les services publics sont essentiels pour atteindre l’objectif de construire un continent meilleur, plus juste, pacifique et prospère.

Selon Mme Songwe, la corruption est l’impôt le plus régressif. « Elle pénalise les plus vulnérables et les pauvres, elle pèse sur l’esprit d’innovation, d’excellence et de prospérité de la jeunesse du continent », dit-elle, ajoutant que « bien qu’il y ait eu des progrès sur plusieurs fronts, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour s’attaquer de manière efficace à la corruption. Nous devons faire plus pour améliorer la transparence et la responsabilité de nos institutions, libérer la parole et mettre fin à l’impunité. Or le temps ne joue pas en notre faveur. »

Selon Sanjay Pradhan, directeur exécutif du Partenariat pour un gouvernement ouvert, le gouvernement, la société civile et les autres parties prenantes doivent unir leurs forces pour intensifier les réformes dans les normes internationales, telles que la transparence sur les contrats ou la propriété effective, dans le cadre d’un nouveau pacte social où les citoyens pourraient former et contrôler des gouvernements ouverts. « Ainsi, le mouvement pour un gouvernement ouvert pourra servir de contrepoids à la crise mondiale de la confiance, et l’emporter sur les menaces qui pèsent sur la démocratie en mettant les citoyens au premier plan », a-t-il dit.

Le Partenariat pour un gouvernement ouvert comprend 75 gouvernements nationaux et 20 gouvernements locaux, dont 15 en Afrique, ainsi que des milliers d’organisations de la société civile.

La Table ronde de Kigali examine également comment la réforme des services publics africains peut contribuer à la transformation socio-économique du continent.

L’événement rassemble des personnalités politiques et économiques, des représentants de l’ONU, de la société civile, des institutions multilatérales et régionales.

CEA

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