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La croissance en Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,4% en 2018

Addis-Abeba, le 7 juin 2018 (CEA) – L’Afrique subsaharienne connaît une légère croissance, et environ deux tiers des pays de la région ont connu une accélération de la croissance au cours de l’année écoulée. Cela a été révélé lors d’une présentation de l’édition 2018 des Perspectives économiques régionales du FMI, à Addis-Abeba, le 7 juin.

Dans son exposé, Papa N’diaye, Chef de la Division des études régionales du FMI, déclare que « la croissance atteindra 3,4% en 2018, contre 2,8% en 2017 en Afrique subsaharienne ».

M. N’diaye dit que la croissance globale de la région peut être liée à l’amélioration de la croissance mondiale, à la hausse des prix des produits de base et aux fortes dépenses publiques soutenues.

Il souligne que « Au-delà de 2018, la croissance plafonnera à moins de 4%, légèrement au-dessus de la croissance démographique, reflétant une atonie persistante des pays exportateurs de pétrole et une croissance soutenue dans les pays à faibles ressources ».

Le rapport note que la région abrite un ensemble très divers de pays, ce qui entraîne des résultats de croissance inégaux. Il faut donc « des politiques pour répondre aux profonds déséquilibres macroéconomiques dans la région ».

La nécessité de stimuler l’investissement privé et d’accroître la mobilisation des recettes intérieures figurent parmi les recommandations mises en évidence lors de la présentation. Ceux-ci permettront d’améliorer et de soutenir la croissance en Afrique subsaharienne, indique M. N’diaye, précisant que « la faiblesse des investissements privés a pesé sur la croissance ».

Le responsable du FMI souligne que « pour atteindre les ODD, il faut réduire les vulnérabilités macroéconomiques et augmenter la croissance à moyen terme ».

La session était présidée par Adam Elhiraika, Directeur de la Division de la politique macroéconomique, à la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

M. Elhiraika convient avec M. N’diaye sur les conditions requises pour réaliser les ODD, signalant que « l’Afrique doit croître à plus de deux fois le taux moyen atteint au cours des 15 dernières années pour réaliser les ODD et l’Agenda 2063 ».

Il a décrit le rapport du FMI comme opportun, notant que la CEA a récemment organisé sa Conférence annuelle des ministres (CoM2018) avec “des discussions autour de la Zone de libre-échange continentale (AfCFTA) et comment mobiliser des revenus, en particulier des ressources nationales pour financer les investissements nécessaires pour zone de libre-échange continentale et atteindre les ODD. ”

“La mobilisation des recettes intérieures et des investissements privés est essentielle pour l’Afrique, compte tenu des déficits d’infrastructure et de l’augmentation du coût des emprunts extérieurs, qui peuvent compromettre la stabilité macroéconomique dans les pays africains”, a ajouté M. Elhiraika.
M. N’diaye était accompagné de deux autres fonctionnaires du FMI – Boaz Nandwa et David Robinson.
Dans son allocution, M. Robinson a déclaré: «Nous sommes venus ici pour présenter ce rapport parce que nous savons que ce sont des questions qui vous préoccupent beaucoup. Nous voulons vraiment obtenir vos points de vue et mieux comprendre d’où vous venez et quels sont les défis et les opportunités. ”

Les Perspectives économiques régionales 2018 du FMI pour l’Afrique subsaharienne sont axées sur la «mobilisation des recettes intérieures et l’investissement privé».

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